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Portrait.jpg Ces dernières années, l'évolution de la chasse sous-marine a remis en cause bon nombre de paramètres qu'il serait peut-être temps d'actualiser. Il est loin le temps où l'on pouvait capturer des poissons grâce à une fouëne ou une flèche poussée par un simple ressort, car ils sont non seulement devenus méfiants mais surtout rares. Je suis un utilisateur de fusil à Co2 et j'ai débuté ma passion avec une arbalète "Tarzan". Ma première préoccupation était de dompter ce satané fusil à sandows, lors de sorties souvent terminées les doigts en sang et le bas ventre en compote... A aucun moment je ne songeais à renoncer, la passion était là : descendre au fond de l'eau et ramener au bout de ma flèche un poisson. Satisfaction immense, qu'importait le nombre de pièces tirées et perdues, celui-là seul comptait. Avec le temps, les canards sont devenus parfaits, le temps d'apnée s'est allongé et la profondeur est vite devenue des records personnels réguliers, permettant ainsi de se frotter à des poissons de plus en plus gros. Mais l'arbalète restait toujours trop limitée. Je tentai le fusil à air comprimé, pas mal, mais pour les gros poissons? Jusqu'au jour où je rencontrai un chasseur utilisant un fusil à Co2 connu sous le nom de "Pelletier". Enfin un équipement à la hauteur de mes espérances, puissant, précis et très facile à charger. De ce jour, équipé d'un "Pelletier" mes chasses sont devenues passionnantes et écologiques, respectant une taille minimum et surtout ne blessant ni ne perdant plus aucun poisson. A partir de ce moment, on place vite la barre un cran au-dessus, faire un gros poisson devient obsessionnel. On en rêve, on se surpasse, car on a en mains l'équipement qui, au moment décisif, lui portera un coup fatal. Cependant, chasser avec un tel fusil marginalise car il est interdit dans plusieurs pays. "L'arbalète doit être chargée à la force des bras", cette politique va à l'encontre du bon sens et surtout de l'éthique même du chasseur, car combien de poissons sont perdus, le corps transpercé de flèches? Nos bras ont des limites, la taille des poissons n'en a pas. Ne pourrait-on pas demander aux chasseurs terrestres qu'ils chassent au couteau ou à l'arc sous prétexte qu'il faut que l'armement soit fait par une action musculaire?

Le but est de chasser intelligemment, en respectant au plus près cette mer pour qu'elle puisse nous faire rêver encore longtemps. La taille des prises visées actuellement dépasse de loin l'imagination, il serait grand temps de redéfinir l'éthique du chasseur sous-marin, de reconnaître que sa performance physique l'emporte sur le choix des armes utilisées.

 

 

Le choix des armes